Le miracle chinois : 100 ans du Parti communiste chinois

Le commandant Chávez s’est donné pour mission de renforcer les relations avec la République populaire de Chine, allant jusqu’à créer un partenariat stratégique global comprenant plus de 500 accords de coopération bilatérale

21/05/2021
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En juillet, le Parti communiste chinois (PCC) marquera ses 100 ans d’existence, toujours à l’avant-garde des batailles qui, au cours de cette période, ont libéré le courageux peuple de Mao Tsé-Toung pour établir une nouvelle ère de socialisme typiquement chinois.

 

Personnellement, depuis l’époque où j’ai commencé mon militantisme de gauche vénézuélien, une époque où nous avons étudié les idées du camarade Mao Tsé-Toung, notamment en ce qui concerne ce que l’on appelle la Grande Révolution culturelle prolétarienne qui visait à ébranler les fondations du pays et à mettre en chantier une véritable transition vers le socialisme, j’ai toujours considéré la révolution chinoise comme un jalon marquant dans l’analyse des défis que les peuples de notre Amérique doivent surmonter pour transformer en profondeur la réalité dominante.

 

Nous avons estimé la valeur de cette pensée d’un point de vue mûrement réfléchi, et avec la conviction que cette expérience nourrirait les racines de ce qui était déjà notre projet de libération nationale, d’où découlait à juste titre le principe de combiner étude et pratique révolutionnaire. Ces mots sont restés gravés de manière indélébile dans notre esprit : « L’impérialisme et tous les réactionnaires sont des tigres de papier. En apparence, les réactionnaires sont terrifiants, mais en réalité, ils ne sont pas si puissants […] ce ne sont pas les réactionnaires, mais le peuple qui est vraiment puissant. »

 

À partir de ces influences, nous nous sommes entraînés, en assumant la tâche de nous familiariser, comme dans le cas chinois, avec d’autres expériences pour renforcer la construction idéologique qui soutiendrait les batailles que nous étions certains d’affronter contre l’impérialisme et, simultanément, contre ceux qui, d’une position révisionniste ou réformiste et dogmatique, viseraient à porter atteinte aux véritables bases programmatiques de notre construction socialiste.

 

II

 

Après le triomphe de la Révolution bolivarienne, le commandant Chávez s’est donné pour mission de renforcer les relations avec la République populaire de Chine, allant jusqu’à créer un partenariat stratégique global comprenant plus de 500 accords de coopération bilatérale, entre autres dans les domaines de la science et de la technologie, des télécommunications, de l’éducation, de l’industrie pétrolière, du logement, des mines, de la santé et de la sécurité.

 

Ce rapprochement entre les deux peuples a révélé des parallèles entre les révolutions chinoise et bolivarienne, exception faite des distances historiques et se référant fondamentalement à l’horizon actuel, quant à l’importance accordée à la sauvegarde des traditions, de la culture ancestrale et de l’histoire nationale. Il a également mis en évidence l’accent porté à la fois sur la lutte contre la pauvreté, le respect de la nature, la protection de l’environnement et, en général, sur l’aspect humain manifeste qui les caractérise, ainsi que sur la perspective commune pour consolider le monde multicentrique et multipolaire auquel nos pays aspirent tout un chacun, et que l’éternel Commandant avait si bien prévu.

 

Dans le cas chinois, ce rapprochement a également souligné le rôle joué par le Parti communiste chinois (PCC) vieux d’un siècle dans tout le processus, encourageant la participation populaire et maintenant sa fidélité aux principes idéologiques fixés par les pères fondateurs qui, sous la direction actuelle avisée du camarade Xi Jinping dans le cadre d’une politique de réforme et d’ouverture, a permis d’atteindre les objectifs fixés par cette nation avec sérénité, clairvoyance et un fort désir de paix et de compréhension. La Chine, tout en maintenant une position ferme et courageuse contre l’interventionnisme nord‑américain, favorise l’autodétermination des peuples et soutient des pays qui, comme le Venezuela, ont été constamment attaqués par l’impérialisme et ses alliés.

 

En d’autres termes, en Chine comme au Venezuela, nous nous identifions pleinement à la lutte pour un monde nouveau qui, comme nous l’avons dit ailleurs dans cet article, est non seulement possible, mais essentiel.

 

III

 

Le soi-disant miracle chinois n’est rien de plus que le résultat de l’application réussie d’un plan stratégique à long terme bien conçu qui a permis, avec la vision humaniste citée plus haut, de continuer à s’adapter aux nouvelles réalités, sans ignorer les principes d’origine et, en même temps, revitaliser les fondations de la patrie de Mao Tsé-Toung en tirant parti de la construction d’un pays socialiste moderne qui est aujourd’hui un exemple de prospérité et de sauvegarde de son identité culturelle, d’abord par la définition et la planification de nouvelles étapes de développement, soutenues par des normes qui les guident et assurent leur réalisation dans le temps. Elle a eu pour effet de consolider les succès obtenus, de générer une plus grande stabilité et une plus grande sécurité sociale et, de façon similaire, de progresser vers l’objectif d’en arriver à une société relativement aisée.

 

Dans cette perspective, et en dépit d’une conjoncture aussi complexe que celle qui prévaut actuellement, caractérisée par l’attaque impérialiste brutale contre nos peuples et la bataille que nous menons en tant qu’humains contre la pandémie de COVID-19, nos frères chinois ont réussi à stimuler l’économie, la croissance et à lutter sans relâche contre la pauvreté ces dernières années, ce qui a permis des améliorations de niveau de vie exceptionnelles, un objectif devenu le centre de réflexion du camarade Xi Jinping et dont les succès ont été reconnus internationalement.

 

Les défis du peuple chinois dans le monde d’aujourd’hui, ravagé par la crise profonde du système capitaliste et par la tentative de nous imposer des doctrines suprémacistes anachroniques, sont aussi ceux de la patrie de Bolívar et de Chávez, ce qui soulève l’urgence de continuer à travailler avec détermination pour l’unité, la solidarité et la coopération entre les nations. Plus que jamais, je vous demande instamment de renforcer nos liens d’amitié et de solidarité afin de consolider un centre monolithique contre-hégémonique pour continuer de démontrer que seule la construction socialiste nous permettra de vaincre les maux que le capitalisme impose aux peuples, tâche pour laquelle notre sœur, la République populaire de Chine, possède une précieuse expérience à partager.

 

Je suis convaincu que nous réussirons, pour les peuples de Chine et du Venezuela, et pour la planète entière!

 

23 avril 2021

 

(Traduction par le Chapitre québécois du réseau en défense d l’humanité - REDH)

 

 

https://www.alainet.org/fr/articulo/212350?language=en
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