Les parlementaires divisés, Jocelerme Privert ferme au poste

17/06/2016
  • Español
  • English
  • Français
  • Deutsch
  • Português
  • Opinión
 elecciones haiti
-A +A

P-au-P, 16 juin 2016 -- Moins de 24 heures après l’expiration, le 14 juin 2016, du mandat du président provisoire Jocelerme Privert, le torchon brûle entre les différents blocs du parlement en ce qui a trait au statut du chef de l’État, tandis que ce dernier réaffirme sa volonté de finaliser le processus électoral.

 

Certains parlementaires sont favorables à une prolongation du mandat de Privert pour que ce dernier puisse continuer à exercer son rôle de président alors que d’autres souhaitent le contraire.

 

Après la non réalisation d’une assemblée nationale prévue le 14 juin pour décider du sort de Privert, les tractations politiques se poursuivent.

 

Le mercredi 15 juin, le pays s’est réveillé dans une ambiance morose qui semble augurer une nouvelle crise politique.

 

Après la fin de son mandat, Privert n’est-il plus président ou devient-il maintenant un président de facto ?, se demandent plus d’un.

 

Le vice-président du sénat, Ronald Larêche et le président de la chambre des députés, Cholzer Chancy auraient paraphé un communiqué, en vue de constater la fin du mandat du chef de l’Etat, le 14 juin.

 

« Conscient de ses responsabilités en tant co-dépositaire de la souveraineté nationale et conformément aux proscrits de l’article 7 de l’Accord du 5 février 2016, le parlement s’engage à travailler avec les pouvoirs publics en vue d’une solution concertée. Le peuple haïtien sera informé dans les plus bref délais de la conclusion desdites concertations », indique le communiqué.

 

Le Corps législatif demande à la population de garder le calme en attendant que l’assemblée nationale se réunisse pour prendre les mesures qui s’imposent, tel que le veut l’accord du 5 février, base de l’administration politique actuelle.

 

Dans un communiqué rectificatif émanant du vice-président Ronald Larêche, celui-ci déclare qu’il n’a paraphé aucun communiqué conjoint avec le président de la chambre basse.

 

« En fonction de son mandat, le président Privert ne devrait plus avoir le statut de chef de l’État » souligne Chancy, dans une interview donnée à la radio Caraïbes, ce 15 juin.

 

Il affirme qu’il y a urgence pour que les députés descendent au parlement afin de décider sur la destinée du pays.

 

Privert s’arcboute à sa mission de finaliser le processus électoral

 

Le président provisoire s’est adressé à la nation, le mercredi 15 juin, au moment d’un conseil des ministres, au Palais National.

 

Accompagné du premier ministre, Enex Jean-Charles, et de son cabinet, Privert a dressé un bilan positif de ses 120 jours au pouvoir et a exprimé sa volonté de respecter jusqu’au bout sa mission de finaliser le processus électoral.

 

Les élections présidentielles et législatives complémentaires sont prévues en octobre prochain et le deuxième tour en janvier 2017.

 

A propos de l’accord du 5 février 2016, qui fixe la fin de son mandat au 14 juin, Privert a passé en revue les efforts déployés par son administration pour aller au terme des exigences fixées.

 

Différentes étapes ont été franchies, avance-t-il, notamment : la formation d’un gouvernement de consensus, la redynamisation du Conseil Electoral Provisoire (CEP) et la poursuite du processus électoral.

 

Privert s’est félicité de l’établissement d’un climat de confiance et de calme tant au niveau de la population que de celui des acteurs politiques engagés dans le processus électoral.

 

Il a exhorté les parlementaires à prendre leur responsabilité en se réunissant en assemblée nationale afin de prendre les dispositions qui s’imposent, suivant l’accord politique du 5 février 2016.

 

16 juin 2016

http://www.alterpresse.org/spip.php?article20264#.V2Q6LRLYSyc

 

https://www.alainet.org/fr/articulo/178203
S'abonner à America Latina en Movimiento - RSS